Mettre à jour Internet Explorer

INVESTISSEMENT : CAP SUR LES ACTIFS DE BUREAUX

INVESTISSEMENT : CAP SUR LES ACTIFS DE BUREAUX

Publié le 29 juillet 2020
INVESTISSEMENT : CAP SUR LES ACTIFS DE BUREAUX

7,8 milliards d’euros ont été échangés en Ile-de-France au 1er semestre 2020, en baisse de 30% par rapport à 2019. Il faut rappeler que l’année 2019 avait été exceptionnelle en matière d’investissements en immobilier d’entreprise. Le score de ce 1er semestre 2020 demeure néanmoins très honorable au regard des années précédentes. La crise sanitaire explique évidemment ce recul et l’attentisme des investisseurs.

La préférence des acteurs pour les actifs de bureaux (77% des investissements 2020) et pour le core/core + se traduit par une forte part d’investissement à Paris QCA et le Croissant Ouest de l’Ile-de-France. La 1ère couronne (Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne) a néanmoins démontré une certaine résilience avec pas moins de 1,3 milliard d’euros investis en bureaux. Plusieurs VEFA expliquent ce niveau dont le
projet Joya à Fontenay-sous-Bois par exemple.

Les locaux d’activités, la logistique et surtout le commerce ont subi un coup d’arrêt au 2ème trimestre 2020.

Les investisseurs étrangers ont été discrets, les acquéreurs français ont concentré plus de 70% des montants investis en Ile-de-France. Les foncières cotées ont également été très prudentes : les montants investis en 2020 ont été divisés par 4 par rapport à 2019. En revanche, les investisseurs privés ont été plus actifs qu’en 2019, à l’affût de bonnes affaires. Les institutionnels ont opté pour une restructuration de leurs portefeuilles, et certains ont mis en vente les actifs les plus secondaires. Ces immeubles, moins prisés par les investisseurs et plus risqués, ne font pas l’objet d’intérêts importants et une hausse des taux de rendement n’est pas à exclure dans les prochaines semaines. Les premières tendances post Covid marquent cependant le retour des investisseurs opportunistes sur le marché.

Deux portefeuilles franciliens ont seulement été signés dont celui d’Unibail-Rodamco qui a vendu 5 grands centres commerciaux dont 2 franciliens (So Ouest à Levallois-Perret et Aéroville à Tremblay-en-France). Il est à noter que la plupart des deals de ce 1er semestre 2020 ont été initiés avant le confinement.

Dans ce contexte attentiste et incertain, les taux de rendement ont fait preuve, une fois encore, d’une certaine stabilité profitant de l’inertie du marché, à l’exception des actifs value-add dont la décote peut atteindre jusqu’à 25 % pour les deals les plus risqués. Les actifs de commerces verront également leurs taux de rendement subir une remontée dans les prochains mois.

PROSPECTIVE

La plupart des deals signés au cours du 1er semestre 2020 avait été initiés avant le confinement, une période difficile est donc attendue dans les prochains mois, car pendant 2 mois, les affaires se sont arrêtées. Pour autant, les investisseurs n’ont pas stoppé leurs politiques, même s’ils se sont recentrés sur les actifs de bureaux. Les actifs de commerces devront être sécurisés pour attirer des acteurs. Pour la région francilienne, la reprise se fera lentement pour atteindre pour l’année 2020 un niveau compris entre 16 et 17 milliards d’euros investis.

Revenir en début de page